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La tête de colonne.
Comme souvent ,je joue autour des batiments de l'école du village,la maison d'école
qui est aussi le logement de l'institutrice,ma mère,c'est nôtre maison.
Je suis debout sur un mur bas de la maison d'en face.
Je suis en blouse grise ,un peu nôtre uniforme.
Un bruit de moteur,une forme étrange,ça peut pas être le maquis.
Je m'apprète à bondir pour revenir chez nous.
Ma ceinture me l'interdit
Elle s'accroche aux lattes de bois de la barrière dans mon dos.
Le monstre approche,c'est les Allemands.
Je bondis,à 100 mètres devant l'automitrailleuse de tête.
Je ne peux résister à voir ce qui suit.:Des camions chargés d'hommes casqués.
L'un deux s'incline ,sans doute pour saisir son arme.
maman,les Allemands!
J'ai fait le tour du batiment
Sagrario,réfugiée Madrilène ,nôtre Nounou,refuse de bouger.
La mère et ses trois enfants courent dans le chemin vers le refuge du hameau.
Un mur de pierres sèches nous protège bientôt.
Nous volons vers la ferme refuge,à camp Marty.
Nous stoppons pour souffler un peu.
C'est alors que nous percevons le bruit des armes.

Des saccades
Nous sortons vers une prairie haute,pour essayer de savoir davantage.
C'est alors que du ciel,un beau ciel d'été ,tombent des cendres blanches.
Pas des cendres,des bouts de papier mal consumés.
Sur l'un deux des chiffres,des noms de boissons.
Le café restautant hôtel Jardel du pont près de la rivière nous envoie le message de sa fin dans les flammes.

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